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Les FDF réclament un «plan anti-faillites» pour Bruxelles

Bilan de l’Olivier
Etude comparative sur les faillites 2001-2013


manu2011Les faillites explosent à Bruxelles + 117 % depuis 2001 – Une faillite toutes les 3 h !  
 « La situation n’a jamais été aussi catastrophique ! Toutes les 3 heures à Bruxelles, une entreprise fait faillite ! » s’insurge Emmanuel De Bock, député FDF bruxellois à la suite de son étude portant sur l’évolution des faillites en Belgique entre 2001 et 2013. Lassé des communiqués d’autosatisfaction du Gouvernement bruxellois, il a compilé les statistiques en matière de faillites des 13 dernières années afin de faire la part des choses entre les discours et la réalité.
Le constat est accablant mais l’année 2013 est la pire depuis la création de la Région. En effet, la Région bruxelloise est deux fois plus touchée que la Flandre et la Wallonie par les faillites : entre 2001 et 2013, on a une augmentation de 117% des faillites à Bruxelles contre 55% pour la Flandre et 55% pour la Wallonie, la moyenne nationale étant à 66%.

 

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Il est étonnant que la Flandre et la Wallonie résistent mieux que Bruxelles où la hausse des faillites est continue et permanente depuis 2002. Pour donner la juste mesure de ces nouveaux chiffres alarmants, Bruxelles compte désormais plus de faillites que n’en a connues toute la Wallonie avant 2010.


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Les faillites bruxelloises représentent en 2013 plus de 23,1% des faillites belges contre 16,3% en 2004 soit une croissance de 41% en 10 ans seulement. Les faillites flamandes représentent 48,7% des faillites belges aujourd’hui contre 55,7% en 2002. Quant aux faillites wallonnes, elles représentent environ 28,2% des faillites du pays en 2013 contre 30,3% en 2001.


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Les discours politiques du Gouvernement bruxellois tentent de mettre en avant uniquement les créations d’entreprises. Cela ne peut être une donnée unique. En effet, il faut la mettre en perspective avec les cessations d’entreprises ainsi qu’avec les phénomènes de migrations-immigrations des entreprises .
Ainsi, si l’on se réfère aux statistiques du SPF Economie relatives aux assujettissements à la TVA des personnes physiques et morales, on constate qu’en 2013, sur les 61.041 primo-assujettissements à la tva, 14,7% seulement sont bruxellois. C’est peu élevé pour la capitale du pays qui concentre 20% du PIB. Dans le même temps, 56% des primo-assujettissements sont situés en Flandre pour 29% en Wallonie.
Il y a environ 65.429 cessations d’activités par an en Belgique, soit 179 par jour. Toutes les 8 minutes en Belgique une personne physique ou morale cesse son activité. A Bruxelles, il y en a 24 par jour, soit une toutes les heures. Lorsqu’on analyse les 9 premiers mois 2013 dont les statistiques ont été publiées, 13% des cessations du pays sont situées à Bruxelles, 50% en Flandre et 36% en Wallonie. Il en résulte un solde positif pour Bruxelles et la Flandre de respectivement 181 et 1.436 personnes physiques ou personnes morales assujetties mais aussi un déficit de 6.005 assujettissements pour la Wallonie.
En tenant compte dès lors des primo-assujettissements, des cessations, des immigrations et émigrations, on obtient une esquisse de la dynamique économique des 3 Régions pour l’année 2013 :

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Si l’on tient compte dans le même temps du phénomène des immigrations-émigrations des assujettis, on remarque un grave déficit bruxellois : une perte de 517 assujettis (entre les entrants et les sortants) pour les 12 derniers mois, alors que la Flandre (+91) et surtout la Wallonie (+609) présentent un solde positif.
En résumé, Bruxelles connaît un taux de création d’entreprises plus élevé que les deux autres régions, mais voit aussi son taux de cessation dépasser la Flandre et la Wallonie. Bruxelles est aussi la seule Région à perdre plus d’entreprises qu’elle n’en attire. C’est la Wallonie qui semble être la plus attractive en présentant un solde positif 6 fois supérieur à la Flandre.
Toutefois, il ne faut pas se réjouir trop vite pour nos amis wallons, puisque c’est aussi en Wallonie qu’il y a plus de cessations que de créations, contrairement à la Flandre qui se montre plus dynamique et est la seule à présenter un solde total positif de 1.527 entreprises.

Bruxelles en panne, il est urgent de mettre en place un plan anti-faillites
Il est urgent de prendre conscience des phénomènes dynamiques de l’entreprenariat. Tant que le Gouvernement bruxellois niera le fait que Bruxelles est confrontée à des problèmes d’attractivité, d’un départ important d’entreprises et personnes physiques (créateur d’emploi et contribuant à l’impôt), que Bruxelles vit un phénomène important de cessations d’activités volontairement ou involontairement, mais aussi un nombre de faillites proportionnellement deux fois plus important que dans les autres Régions, il ne sera pas possible de remédier à ces manques et apporter des solutions durables.
Bruxelles connaît des problèmes de mobilité, la main d’œuvre qualifiée y est aussi plus chère que dans les autres Régions. Par ailleurs s’installer à Bruxelles coûte proportionnellement plus cher que dans les autres Régions (coût du terrain). Il faut s’attaquer à tous ces problèmes et aider les entreprises bruxelloises non seulement à s’établir à Bruxelles mais à s’y développer, à y créer de la richesse. Cela passe par un meilleur accès au financement bancaire, mais aussi par la diminution des charges administratives et fiscales qui ont fortement augmenté ces dernières années au niveau régional et local (précompte immobilier, taxes bureaux, taxes enseignes,… ).

Emmanuel De Bock
Député bruxellois